www.fortiffsere.fr VAUBOURG Cédric et Julie © COPYRIGHT Mentions légales

· Accueil

· Le Système Séré de Rivières

· Le général Séré de Rivières

· Les différents types de fortifications

· Les forts de 1870 à 1885

· La crise de l’obus Torpille

· Les forts de 1885 à 1914

· Les différents éléments qui composent un fort

· Les différents éléments extérieur aux forts

· L’entrée des ouvrages

· L’entrée de guerre

· Les fossés

· Les réseaux de fils de fer

· Les caponnières

· Les coffres de contrescarpe

· Les casernements

· Les escaliers

· Les casernements bétonnés

· Les renforcements des forts

· Les chambrées

· La cuisine

· La boulangerie

· Puits et citernes

· Les latrines et les lavoirs

· L’éclairage des forts

· L’usine électrique

· Les postes optiques

· Le chauffage et la ventilation

· Les magasins à poudre

· Les magasins aux cartouches

· Les magasins sous roc

· Les traverses abris

· Les abris de rempart

· Les parapets d’infanterie

· Les masques d’infanterie blindés

· Les cuirassements et casemates

· Les batteries d’artillerie

· Les batteries côtières

· Les batteries cuirassées

· Les ouvrages d’infanterie

· Les abris cavernes

· Les abris de combat

· Les magasins centraux

· Les magasins de secteur

· Les magasins intermédiaires

· La voie de 60

· Les forts de 1914 à 1918

· Les travaux de 17

· Les galeries de 17

· Les Cloches Pamart

· L’artillerie de 1874 à 1914

· Les mitrailleuses

· Les pièces d’artillerie terrestre

· Les pièces d’artillerie côtière

· Cuirassements et Casemates

· Les casemates d’artillerie cuirassées

· Les tourelles tournantes

· Les tourelles à éclipses

· Les casemates d’artillerie

· Les observatoires

· La cloche Pamart

· Les forts de France

· L’armée Française

· Les forts visitables

· Liens

· Contact

· Qui sommes nous ?

· Mises à jour

· Statistiques

· Attention

Le béton spécial

Pour pallier à la crise de l’obus torpille, il fallait adapter les fortifications en enterrant les locaux sous une épaisse couche de terre ou en les renforçant avec du béton. Celui qui a donné le meilleur résultat en 1886 est celui nommé béton spécial. Il se compose de 0,3 m³ de gravier, 0,9 m³ de cailloux et de 400 kg de ciment qui donnent 1 m³ de béton spécial mis en place et damé. La quantité de ciment est réduite à 300 kg pour les parties qui ne sont pas exposées aux coups directs des obus.

Pour une meilleure résistance, les massifs de béton, qui constituent les organes de la fortification, sont en théorie coulés sans interruption, de manière à ce qu'ils constituent des blocs monolithes.

Ce béton peut renforcer d’anciens locaux, débarrassés de leur terre, puis recouvert d’un matelas de sable d’un mètre d’épaisseur, sur lequel on coule une «carapace» en béton spécial de 2,5 m d’épaisseur comme aux forts de Longchamp, de Douaumont ou de Vaux.

Il est aussi utilisé pour créer de nouveaux locaux, placés dans une partie vierge de la fortification comme aux forts de Girancourt, de Villey le Sec ou de Domgermain, ou à la place d’anciens locaux en maçonnerie comme aux forts de la Grande Haye ou d’Uxegney.

Lors de ce type de renforcement, l’épaisseur de béton doit être au minimum de 2m50 pour un cintre de voûte de 5 mètres. Par exemple, au fort de la Grande Haye l’épaisseur du béton atteint 2m65.

 

A l’intérieur des locaux, les parties bétonnées sont signalées sur les murs par une ligne rouge informant les soldats qu’ils se situent dans des locaux protégés des obus à mélinite, d'un diamètre inférieur à 27 cm (le mortier de 270 est le calibre français le plus gros à l'époque).

Après 1897, le béton spécial ne sera plus utilisé pour les parties exposées, il sera remplacé par du béton armé coulé en dalles.

 

Le béton armé

En 1897, l’arrivée du béton armé va permettre de couler du béton en dalle et de réduire son épaisseur à 1m50 pour les galeries, 1m60 pour les coffres de contre-escarpe et 1 m75 pour les casernements, permettant ainsi de diminuer la hauteur des ouvrages pour les dissimuler plus facilement.

Ce béton possède les mêmes propriétés que le béton spécial, sauf qu’il est ferraillé avec une grande quantité de barres de fer de 1 cm de diamètre.

 

Ces améliorations très coûteuses paralysent l'ouvrage pendant les travaux. Elles ne seront pas installées sur tout le système. Seuls les ouvrages prioritaires de première catégorie, certains ouvrages côtiers et quelques forts dans les Alpes bénéficieront de ces renforcements.

Renforcement du fort du Vézélois en 1905.

Construction d’une entrée de guerre

Archives départementales de Belfort. Cote 59 FI

Renforcement du fort du Vézélois en 1905.

Construction de la casemate de Bourges

Archives départementales de Belfort. Cote 59 FI

Renforcement du fort du Vézélois en 1905.

Construction d’une entrée de guerre

Archives départementales de Belfort. Cote 59 FI

Le renforcement des forts