Le fort du Bruissin est construit à l’ouest de la place à 325 mètres d’altitude d’où il surveille les moyens de communication menant à Saint-Etienne et Chazelles-sur-Lyon ainsi que les intervalles entre les forts du Paillet et de la Côte Lorette.

Son armement sera renforcé par une batterie d’artillerie annexe appelée batterie du Bruissin ou batterie d’artillerie N°13.

A sa construction, quelques années avant la crise de l’obus torpille, on utilisera du béton de ciment, comme dans certains forts de la place, pour édifier les 3 galeries principales.

L’entrée du fort avant la Grande guerre

Collection Lionel PRACHT

Projet de modernisation

 

· Travaux à prévoir dès la mobilisation : Organisation d’un abri de casernement à l’épreuve des obus torpille en comblant une casemate de paix à l’étage du casernement avec une couche de béton de ciment de 1m50 d’épaisseur recouverte de rocaille (coût : 29 000 frs or).

 

Modernisations

 

· 1914-1915 Organisation dès la mobilisation d’un abri de casernement à l’épreuve des obus torpille en comblant deux casemates de paix à l’étage du casernement avec une couche de béton de ciment de 1m50 d’épaisseur recouverte de rocaille (coût : 58 000 frs). Les murs de fond et les piédroits de la casemate renforcée sont aussi consolidés avec du béton.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1879 et 1890

Le local de la pompe à eau du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fort du Bruissin appartiendra à l’armée jusque dans les années 80, date à laquelle il est vendu à la commune de Francheville.

Depuis d’importants travaux de rénovation y seront effectués pour aménager un centre des arts abstraits.

Aujourd’hui, le fort est en bon état, il possède toujours sa superbe pompe à eau ainsi qu’un grand nombre de vestiges. 

L’ouvrage est ouvert une grande partie de l’année pour le fonctionnement du centre d’art contemporain. Plus de renseignements auprès de la commune de Francheville.

La batterie du Bruissin est aussi en bon état, elle appartient à un privé.

L’armement du fort et des batteries d’artillerie annexes

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui doivent être évacués à la mobilisation pour armer la batterie N° G1. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation afin de sortir les pièces de gros calibre du fort.

2 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce.

4 canons de 90 sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui doivent être évacués à la mobilisation pour armer la batterie N° 52. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation afin de sortir les pièces de gros calibre du fort.

2 mortiers de 27 approvisionnés à 300 coups/pièce.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

2 mortiers de 15 approvisionnés à 300 coups/pièce.

2 section de 2 mitrailleuses sur trépieds modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches.

 

Cuirassements et casemates

Aucun

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1500 coups/pièce

et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

2 caponnières simples armées chacune d’1 canon révolver approvisionné à 1500 coups

et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

 

Batterie d’artillerie annexe N°13

4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui doivent être évacués à la mobilisation pour armer la batterie N° G2. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation.

 

Total 34 pièces d’artillerie hors rechanges

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

· Nombre de batterie d’artillerie : 7 dont 4 armées en 1914.

· Noms des batteries d’artillerie armées en 1913-1914: n°51, n°53, n°54 et n°55.

· Noms des batteries d’artillerie non armées en 1913-1914: G1, G2 et n°52.

· Armement des 4 batteries d’artillerie en 1913-1914: 3 canons de 95, 12 canons de 90 soit un total de 15 pièces.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

En 1914, le fort de Bruissin est un ouvrage classé en deuxième catégorie qui doit soutenir les troupes de campagne. Il possède un certain nombre de parties bétonnées dès la construction mais, ces dernières  ne sont pas capables de résister aux nouveau obus. Son armement principal est placé à l’air libre.

Equipement du fort en 1914

L’entrée du fort.

  Cliché VAUBOURG Cédric

L’arrière des chambrées de l’étage du casernement

Cliché VAUBOURG Cédric

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

En 1914, dès la mobilisation, construction d’un abri bétonné à l’épreuve de 66 places assises dans une casemate du fort.

Fin 1915, désarmement progressif du fort et des batteries annexes pour envoyer les pièces d’artillerie sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort désarmé sert de base arrière.

Détail de la pompe à eau encore en place de nos jours.

  Cliché VAUBOURG Julie

La caponnière double de tête. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort avant la Grande guerre

Collection Lionel PRACHT

Un passage couvert dans la rue des remparts

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fort du Bruissin

Le passage couvert de l’entrée du fort et la porte blindée.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail du cartouche au dessus de l’entrée du fort. 

Cliché VAUBOURG Julie

Détail de l’entrée du fort

Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur l’entrée du fort

Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort.  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort et son pont métallique Cliché VAUBOURG Julie

Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement du fort .  Cliché VAUBOURG Cédric

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L’extérieur du corps de garde. Cliché VAUBOURG Cédric

La cour du fort et son casernement. Cliché VAUBOURG Cédric

Détail de la pompe du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement. Cliché VAUBOURG Cédric

Vue sur le casernement et l’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

La plaque du constructeur de la pompe à eau.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail de la grille de l’entrée du fort.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Les dates de construction du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement. Cliché VAUBOURG Cédric

La pompe à eau et sa citerne. Cliché VAUBOURG Julie

Dates de construction

 

Effectif  en 1882

303 hommes

· 1878-1881

 

· 10 officiers

· 13 sous officiers et 280 soldats

· 1 écurie pour 4 chevaux

· 1 infirmerie

 

1879

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

14 canons de 120 long

10 canons de 120 long

2 mortiers de 27

2 mortiers de 22

Cuirassements et casemates

 

Défense

des fossés

4 canons révolver

4 canons de 12 de campagne

4 canons révolver

4 canons de 12 culasse

Batterie d’artillerie annexe

4 canons de 95

4 canons de 7

Nb de pièces

26

30

30

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité des 2 magasins à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

· Aucun

· 294 places

· 51,3  tonnes de poudre noire à la construction du fort dans chaque magasin

· 1 magasin aux cartouches d’une capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· Pas de boulangerie

· 1 puits d’un débit de 86m3/jour alimentant un réservoir de 5m3

· 1 pont à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec le central militaire de la place grâce à un appareil Morse et un microphone système Ader.

· 29 lampes de 11 lignes avec cage à applique avec serrure

· 8 lampes de 11 lignes avec cage à applique sans serrure

· 12 lampes de 7 lignes avec cage à applique sans serrure

· 26 chandeliers en cuivre

· 31 chandeliers en fer blanc avec support

· 12 petites lanternes carrées à main avec bec de 7 lignes

· Pas d ‘éclairage pour les fossés

Effectif en 1894

 

· Infanterie : 250 hommes

· Artillerie : 100 artilleurs

· Génie : 10 hommes

· Divers : 10 hommes

Soit un effectif de 360 hommes

Répartition de la garnison de sûreté en 1914

 

Infanterie 7ème compagnie du 2ème bataillon du 99ème Régiment d’Infanterie Territoriale

Artillerie : 1/4 de la 12 ème batterie du 10ème Régiment d’Artillerie à Pied

Génie : 12 hommes du 12ème Bataillon Territorial