Le fort de Corbas est construit au sud-est de la place en rive gauche du Rhône à 210 mètres d’altitude. Il surveille les moyens de communication menant à Vienne, Bourgoin-Jallieu, la Côte St André et Givors.  Il protège aussi les intervalles entre les forts de Saint-Priest et de Feyzin.

Quelques années avant la crise de l’obus torpille, à la construction du fort, on utilisera massivement du béton de ciment pour ériger certaines parties de l’ouvrage. Il sera le seul ouvrage de la place à recevoir un cuirassement qui se compose d’une tourelle Mougin modèle 1876 pour 2 canons de 155L.

Des soldats dans la cour du fort avant la Grande guerre

Collection Lionel PRACHT

Projet de modernisation

 

· Aucun projet de modernisation

 

Modernisations

 

· 1884 - 1886 Installation d’une tourelle Mougin près de la caponnière double à l’emplacement d’une plate forme de tir

· 1914-1915 Organisation dès la mobilisation d’un abri de casernement à l’épreuve des obus torpille en comblant une casemate de paix à l’étage du casernement avec une couche de béton de ciment de 1m50 d’épaisseur recouverte de rocaille (coût : 29 000 frs). Les murs de fond et les piédroits de la casemate renforcée sont aussi consolidés avec du béton.

Armement du fort et cuirassements installés entre 1877 et 1890

La tourelle Mougin qui possède encore ses affûts.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le fort de Corbas

Aujourd’hui, le fort est en excellent état, il possède un grand nombre de vestiges tel que la tourelle Mougin qui a conservé sa machine à vapeur. Cette dernière en parfait état n’existe plus qu’en deux exemplaires, la deuxième se situe au fort de Domont à Paris.

En revanche, la tourelle Mougin ne possède plus ses tubes ayant été désarmée entre 1940 et 1942.

Le fort appartient au Ministère de l’intérieur. Son accès est interdit

L’armement du fort et des batteries d’artillerie annexes

à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

4 canons de 120 long sur affût SP approvisionnés à 600 coups/pièce qui doivent être évacués à la mobilisation pour armer la batterie N° K1. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation afin de sortir les pièces de gros calibre du fort.

2 canons de 90 sur affût de campagne approvisionnés à 600 coups/pièce qui doivent être évacués à la mobilisation pour armer la batterie N° 40. Cette batterie doit être construite au plus tard à la mobilisation afin de sortir les pièces de gros calibre du fort.

2 mortiers de 22 approvisionnés à 300 coups/pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches.

1 section de 3 mitrailleuses sur trépieds modèle 1907

approvisionnées de 43200 cartouches.

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle Mougin modèle 1876 armée

de 2 canons de 155 long approvisionnés à 1000 coups/pièce.

 

Défense des fossés

1 caponnière double armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1500 coups/pièce

et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

1 caponnière simple armée d’1 canon révolver approvisionné à 1500 coups

et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce sont placés à l’air libre

pour défendre le fossé de gorge

 

 

Total 23 pièces d’artillerie hors rechanges

 

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

· Nombre de batteries d’artillerie : 7 dont 4 armées en 1914.

· Noms des batteries d’artillerie armées en 1913-1914 :  J1, J2, K2 et n°39.

· Noms des batteries d’artillerie non armées en 1913-1914 : K1, n°38 et 40

· Armement des 7 batteries d’artillerie en 1913-1914: 8 canons de 155 long, 4 canons de 120 long, 3 canons de 95, soit un total de 15 pièces.

 

Ouvrages d’infanterie

Aucun

 

Abris de combat et abris cavernes

Aucun

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

 

Magasins de secteur

Aucun

En 1914, le fort de Corbas est un ouvrage classé en deuxième catégorie qui doit soutenir les troupes de campagne. Il possède un certain nombre de parties bétonnées dès la construction mais, ces dernières  ne sont pas capables de résister aux nouveau obus. Son armement principal est placé à l’air libre et sous une tourelle cuirassée d’ancienne génération.

Equipement du fort en 1914

Les casernements du fort.

  Cliché VAUBOURG Cédric

La tourelle Mougin sans ses tubes possédant toujours ses affûts

Cliché VAUBOURG Cédric

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

En 1914, dès la mobilisation, construction d’un abri bétonné à l’épreuve de 96 places assises dans une casemate du fort.

Fin 1915, désarmement progressif du fort et des batteries annexes pour envoyer les pièces d’artillerie sur le front.

En mars 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort désarmé sert de base arrière.

La machine à vapeur de la tourelle Mougin, dernier exemplaire en bon état de nos jours.  Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort avant la Grande guerre. Collection Lionel PRACHT.

Des soldats sur une plate-forme de tir du fort devant une pièce de 120L du fort avant 1914

Collection Lionel PRACHT

Des soldats sur une plate-forme de tir du fort devant une pièce de 120L avant 1914

Collection Lionel PRACHT

L’entrée du fort

Cliché VAUBOURG Julie

La façade du casernement de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

Le cartouche au dessus de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

La porte blindée en bois et la grille d’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

La tour du côté droit de l’entrée .

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort.

Cliché VAUBOURG Julie

Le coffre d’escarpe de courtine.

Cliché VAUBOURG Julie

La porte blindée du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée fort prise depuis le fossé.

 Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort prise depuis le fossé avec son pont dormant métallique.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale derrière l’entrée.

Cliché VAUBOURG Julie

Le coffre d’escarpe de courtine du coté gauche de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le coffre d’escarpe de courtine du coté gauche de l’entrée.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’escalier de liaison des deux niveaux du casernement de gorge. Cliché VAUBOURG Julie

La porte de la cuisine officiers.

 Cliché VAUBOURG Cédric

La cuisine officiers du fort.

Cliché VAUBOURG Cédric

Une plaque sur une des portes du magasin à provisions

Cliché VAUBOURG Julie

La plaque sur la porte de la cuisine officiers.

Cliché VAUBOURG Julie

Le marquage sur la porte des locaux disciplinaires.

Cliché VAUBOURG Cédric

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Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Dates de construction

 

Effectif

· 1878-1880

 

· 409 hommes

· Pas infirmerie

· Pas d’écurie

 

1877

1881

1884

1890

Pièces de rempart

du fort

8 canons de 155L

5 canons de 138

2 mortiers de 27

2 mortiers de 22

6 canons de 155L

7 canons de 120 L

2 mortiers de 27

2 mortiers de 22

2 mortiers de 220

4 canons de 155L

7 canons de 120 L

2 mortiers de 27

2 mortiers de 22

2 mortiers de 220

Cuirassements et casemates

 

1 tourelle Mougin modèle 1876

armée de 2 canons de 155L

Défense

des fossés

5 canons à balles

3 canons de 12 de campagne

3 canons révolver

5 canons de 12 de campagne

3 canons révolver

5 canons de 12 de campagne

3 canons révolver

5 canons de 12 culasse

Nb de pièces

25

27

27

27

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernements en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

· 92 places

· 409 places

· 73 tonnes de poudre noire à la construction du fort

· 1 magasin aux cartouches d’une capacité inconnue

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 2 à 3 cuisinières de marque François Vaillant

· Pas de boulangerie

· 1 puits d’un débit de 800 litres par heure alimentant une citerne de 500 m3

· 1 pont à bascule en dessous

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

 

Eclairage en 1914

· Aucune

· Avec le central militaire de la place grâce à un appareil Morse et un microphone système Ader.

· 26 lampes de 11 lignes avec cage à applique avec serrure

· 3 lampes de 11 lignes avec cage à applique sans serrure

· 11 lampes de 7 lignes avec cage à applique sans serrure

· 18 chandeliers en cuivre

· 27 chandeliers en fer blanc avec support

· 11 petites lanternes carrées à main avec bec de 7 lignes

· Pas d ‘éclairage pour les fossés

Effectif en 1894

 

· Infanterie : 125 hommes

· Artillerie : 100 artilleurs

· Génie : 10 hommes

· Télégraphie: 3 hommes

· Divers : 10 hommes

Soit un effectif de 248 hommes

Répartition de la garnison de sûreté en 1914

 

Infanterie : 1ère compagnie du 1er bataillon du 97ème Régiment d’Infanterie Territoriale

Artillerie : 1/4 de la 13 ème batterie du 11ème Régiment d’Artillerie à Pied

Génie : 10 hommes de la 2ème compagnie du 3ème Bataillon