Pendant l’entre deux guerre, le béton de la collerette et l’avant cuirasse de la tourelle seront réparés et une partie des galeries de 17 seront bétonnées.

En 1943, l’ouvrage sera complètement ferraillé par l’occupant sous l’organisation Todd avant d’être abandonné par l’armée après la seconde guerre mondiale.

 Aujourd’hui, l’ouvrage est en bon état malgré les bombardement et les ferraillages, mais son accès est interdit et dangereux.

L’ouvrage de Laufée est un ouvrage d’infanterie bâti à 337 mètres d’altitude, en rive droite de la Meuse. Il est placé entre les forts de Vaux et de Tavannes pour surveiller la voie ferrée venant de Metz et assurer la défense des intervalles entre ces deux forts voisins. A sa construction, l’ouvrage est une petite redoute en terre, qui sera ensuite complètement modernisée par la construction d’un casernement bétonné et d’une tourelle de 75R 05.

L’armement de l’ouvrage à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart de l’ouvrage

4 mortiers lisses de 15 en réserve approvisionnés à 2000 coups/pièce.

2 sections de mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnées de 43200 cartouches

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle de 75R 05 armée de 2 canons de 75  approvisionnée à 2000 coups/pièce.

 Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange

2 guérites blindées de rempart

 

Défense des fossés

La défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils ou à la mitrailleuses

 

Total 10 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité de l’ouvrage en 1914

 

Batteries d’artillerie

La batterie  6-1 est armée de 4 canons de 90 sur affût de campagne

La batterie d’artillerie 6-3 de Damloup est une batterie bétonnée type 1907 construite de 1912 à 1913 qui est armée de 4 canons de 120 Long sur affût SP

 

Ouvrages d’infanterie

4 retranchements d’infanterie

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri de combat VL est un abri construit de 1899 à 1900 d’une compagnie ayant une capacité de 200 places

 

Dépôts intermédiaires

Pas de dépôt intermédiaire

 

Magasins de secteur

 Pas de magasin de secteur

Projets de modernisation

 

Programme 1900

Coût des travaux 326 000 Fr or

· Modernisation de l’ouvrage en réorganisant les parapets, en construisant un casernement de 50 places et en installant une tourelle de 75R 05. Le tout entouré par un réseau de grilles défensives et de queues de cochon.

 

Projet complémentaire de 1908

· Installation d’une tourelle de mitrailleuses

 

Projet de 1913

· Amélioration des fossés et construction de contre-escarpe.

 

Modernisations

 

· 1903 - 1904 Refonte complète de l’ouvrage en ouvrage intermédiaire en construisant un casernement bétonné et en installant une tourelle de 75 qui sera prête à tirer en 1904 et un réseau de grilles défensives et de queues de cochon.

· 1910 - 1914 Installation d’une ventilation manuelle pour les casernements

· 1914 Les travaux venaient de commencer pour la construction de la tourelle de mitrailleuses et deux coffres de contre-escarpe qui auraient dû être reliés à la caserne

Armement de l’ouvrage et cuirassements installés entre 1905 et 1910

En 1914, l’ouvrage intermédiaire de Laufée est un ouvrage modernisé de première catégorie de la 6ème région qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous casemate bétonnée et sous tourelle cuirassée. L’ouvrage est en pleins travaux à la déclaration de guerre, ils seront stoppés dans l’urgence pour mettre l’ouvrage en état de défense.

Equipement de l’ouvrage en 1914

La façade du casernement au début de la bataille. Collection Lionel PRACHT

Photo allemande du casernement pendant le Seconde Guerre Mondiale.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle de 75 pendant le Seconde Guerre Mondiale.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle de 75 pendant le Seconde Guerre Mondiale.

Collection Lionel PRACHT

Vue aérienne de l’ouvrage en juillet 1916. Collection Lionel PRACHT

Vue sur l’ouvrage fin 1916. Archives des Etats-Unis.

 

L’abri de rempart près de la cuisine. Cliché VAUBOURG Cédric

Le lavoir près de la cuisine.

Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement de l’ouvrage. Cliché VAUBOURG Julie

La cuisine. Cliché VAUBOURG Cédric

La cuisine. Cliché VAUBOURG Cédric

La chambrée de troupe pour 28 hommes. Cliché VAUBOURG Cédric

L’emplacement d’un ventilateur.

Cliché VAUBOURG Julie

L’accès à la tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Julie

La galerie qui mène à la tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Julie

L’intérieur de la caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale.

Cliché VAUBOURG Julie

Un escalier qui mène à l’observatoire de la tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Julie

L’accès à l’observatoire cuirassé. Cliché VAUBOURG Cédric

Une pièce haute de 1m50 au dessus du casernement .

Cliché VAUBOURG Cédric

Le puits de la tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Julie

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La chambrée de troupe pour 40 hommes. Cliché VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale

 

· Fin 1915, désarmement progressif de l’ouvrage pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front

· En janvier 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemie

· Du 21 février au 19 décembre 1916, l’ouvrage joue un rôle important en harcelant les allemands surtout après la prise du fort de Vaux en juin 1916, mais l’artillerie allemande pilonnera cette position gênante à leurs yeux et plusieurs tentatives par l’ennemi de prendre l’ouvrage seront effectuées sans succès.

· La tourelle de 75R05 recevra plusieurs obus dont un de 30,5cm en août 1916, qui percera l’avant cuirasse, sans faire de grands dégâts. Peu de temps après, elle est à nouveau touchée lors d’un tir, alors qu’elle effectuait sa descente en éclipse, par un obus de gros calibre qui vient fausser la verticalité de l’axe pivot limitant l’angle de rotation. Mais les bombardements incessants ne permettront pas d’effectuer de grosses réparations avant le mois de mai 1917. Malgré son handicap la tourelle participe à la contre-offensive du 24 octobre 1916 pour la reprise du fort de Vaux en tirant 175 obus et celle du 15 décembre 1916 en tirant 645 obus. A la fin de la bataille, cette tourelle a tiré plus de 1900 obus.

· Mars 1916 - 1918, le casernement est renforcé par endroit, une caponnière armée de mitrailleuses est construite pour assurer la défense rapprochée de l’entrée de l’ouvrage et les issues se voient équipées de chicanes en maçonnerie, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 de 550 mètres de long sera creusé sous l’ouvrage pour abriter les hommes.

Un support pour mitrailleuse dans la caponnière de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

Détail du support pour mitrailleuse dans la caponnière de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

Les latrines officiers près de l’abri de rempart vers la télégraphie .

Cliché VAUBOURG Cédric

La chambrée de troupe pour 40 hommes. Cliché VAUBOURG Cédric

La chambrée de troupe pour 28 hommes. Cliché VAUBOURG Cédric

La chambrée sous-officiers. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale.

Cliché VAUBOURG Julie

La chambrée officiers. Cliché VAUBOURG Cédric

Un graffiti dans la chambrée officiers. Cliché VAUBOURG Julie

Un abri de rempart près de la télégraphie. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie qui mène à la tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Julie

La tourelle de 75. Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement de l’ouvrage Cliché VAUBOURG Cédric

 

1905

1910

Pièces de rempart de l’ouvrage

4 mortiers lisses de 15

Cuirassements et casemates

1 tourelle de 75R 05

1 observatoire cuirassé

2 guérites blindées

Défense des fossés

La défense des fossés s’effectue depuis le parapet aux fusils ou à la mitrailleuses

Nb de pièces

6

Dates de construction

Coût des travaux en 1914

 

Effectif prévu

· 1887 - 1888

· 900 000 Fr or

 

· Entre 80 et 115 hommes

Effectif  maximum

1914 - 80 hommes

1916 - 80 hommes

1914 - 120 hommes

Armement de l’ouvrage fin 1915

· Aucune pièce de remparts

· 1 tourelle de 75R 05 armée de quelques obus

Armement de l’ouvrage en 1917

· L’ouvrage est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 1 tourelle de 75R 05 armée et réapprovisionnée en munitions

Garnison normale prévue de l’ouvrage en 1914

 

· Infanterie: 2 officiers et 152 soldats

· Artillerie : 1 officier, 15 sous-officiers et 37 soldats

· Auxiliaires des places fortes : 58 hommes

· Génie : 1 officier et 11 sapeurs

· Télégraphie : 2 sapeurs pour le réseau électrique

· COA : Aucun

· Service médicaux : Aucun

· Gardien de batterie : Aucun

· Soit un effectif de 2 officiers et 231 soldats

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 75 soldats du 164ème RI

· Artillerie : 38 soldats du 5 ème régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers : Aucun

Soit un effectif de 1 officier et 103 hommes

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· 76 places couchées et 28 places assises

· Aucune

· Pas de magasin à poudre

· 3 magasins à munitions à l'épreuve

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

· 1 cuisinière de marque François Vaillant

· Pas de boulangerie

· 2 citernes en béton sous le casernement de 127 m3

· Aucun pont d’entrée

 

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· Un appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire.

· Avec la citadelle de Verdun, le fort de Souville et de celui Tavannes grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole pour l’intérieur de l’ouvrage et lampes à bougie pour la tourelle