Le poste d’infanterie des Sartelles puis fort des Sartelles ou fort Rosière

Le fort des Sartelles est construit à 315 mètres d’altitude en rive gauche de la Meuse pour surveiller la route qui mène à Paris et la voie ferrée menant à Châlon sur Marne. Il défend aussi les intervalles entre le fort de Regret et l’ouvrage du Chana. A sa construction en 1881, ce fort est un poste d’infanterie du même type que celui de Belle Epine, avec un armement placé dans deux batteries d’artillerie annexes Nord et Sud. Sa modernisation s'effectuera en même temps que le fort de Choisel par le même architecte comme le montrent les nombreux points de ressemblance entre les deux ouvrages.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 43200 cartouches

 

Cuirassements et casemates

2 tourelles de mitrailleuses GF4 armées chacune de 2 mitrailleuses Hotchkiss

approvisionnées de 57600 cartouches/tourelle.

2 casemates de Bourges armées chacune de 2 pièces de 75 sur affût de casemate approvisionnée à 500 coups/pièce. Elles possèdent chacune un tube de rechange.

1 observatoire cuirassé de commandement

2 guérites blindées de rempart

 

Défense des fossés

1 coffre simple de contre-escarpe armé  d'1 canon révolver approvisionné à 1800 coups.

1 coffre double de contre-escarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce.

1 caponnière double de gorge renforcée armée de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce.

 

Batteries d’artillerie annexes Sud et Nord

Désarmées

 

 

Total 15 pièces d’artillerie

 

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

La batterie d’artillerie 5-2 est armée de 4 canons de 120 long

La batterie d’artillerie 5-3 est armée de 4 canons de 120 long

La batterie d’artillerie 5-4 est armée de 4 mortiers lisses de 22

La batterie d’artillerie 5-5 est une batterie de renforcement non armée

La batterie d’artillerie 5-6 est une batterie de renforcement non armée

La batterie d’artillerie 5-7 est armée de 4 canons de 120 long

La batterie d’artillerie 5-9 est une batterie de renforcement non armée

 

 

Ouvrages d’infanterie

Ouvrage de Froméreville construit en 1888 possède un abri de rempart non à l'épreuve de 59 places assises.

 Il avait une garnison nominale de :

Infanterie : 1 officier et 76 soldats

Télégraphie : 1 homme

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907

 

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri de combat RS2 est un abri construit de 1899 à 1900 d’une compagnie ayant une capacité de 200 places

 

Dépôts intermédiaires

Aucun

Magasins de secteur

Aucun

 

Projet de modernisation

 

Programme 1900

Coût des travaux 343 000 Fr or

· Construction de deux casemates de Bourges armées de 2 pièces de 95, et de deux galeries qui relient les coffres de contre-escarpe au fort. 

· Installation de deux tourelles de mitrailleuses et d’un observatoire cuirassé, Réorganisation des parapets d’infanterie.

 

Projet supplémentaire de 1908

· Installation d’une tourelle de 75 R05 avec son observatoire cuirassé

 

Cuirassement supplémentaire prévu en 1912

· Construction d’une batterie cuirassée pour 2 tourelles de 155R, le projet venant d’être approuvé par le Ministre .

 

Modernisations

 

· 1894-1897 Amélioration du poste en l’agrandissant sur la gorge de l’ouvrage et en construisant un casernement à l’épreuve en béton spécial dans l’ancien fossé de gorge. Construction avec du béton spécial d’une caponnière de gorge, d’une traverse abri avec son passage couvert et deux coffres de contres-escarpes  à la place des caponnières de tête.

· 1890-1900 Connexion au réseau de voie de 60.

· 1905-1906 Construction de deux galeries à l’épreuve qui relient les coffres de contre-escarpes au fort et de 2 casemates de Bourges armées de deux pièces de 75 qui flanquent vers les forts de Regret et de Choisel. Installation d’un réseau de fils de fer autour de l’ouvrage et de grilles défensives à l’entrée du fort et au dessus des coffres de contre-escarpe.

· 1905-1906 Installation d’un observatoire cuirassé et de 2 tourelles de mitrailleuses qui seront prêtes à tirer le 30 juillet 1906

· 1894-1905 Connexion au réseau de voies de 60.

· 1912-1914 Installation d’une ventilation manuelle pour les casernements.

· 1914-1915 Les travaux devaient commencer pour la construction d’une batterie cuirassée à l’extérieur du fort pour 2 tourelles de 155R, le projet venant d’être approuvé par le Ministre .

En 1914, le fort des Sartelles est un ouvrage modernisé de premières lignes qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous casemates bétonnées et sous tourelles cuirassées.

Equipement du fort en 1914

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

· Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces d’artillerie et les munitions pouvant aller sur le front.

· En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

· Pendant la bataille, le fort n’est pas bombardé, il sert de base arrière et de point d’appui du secteur.

· Mars 1916-1918, les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes en maçonnerie ou sacs de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1117 mètres sera creusé sous l’ouvrage et deux cloches Pamart à deux et un créneaux seront installées sur les glacis autour du fort pour renforcer la défense des abords. Le fort est électrifié pour l’éclairage et la ventilation des locaux grâce à des groupes électrogènes.

Photo allemande de l’entrée en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Le puis d’accès à l’observatoire cuirassé de commandement.

Cliché VAUBOURG Julie

Aujourd’hui, le fort est en bon état, il se situe toujours sur un terrain militaire. Son accès est interdit et dangereux

Photo allemande de la casemate de Bourges Nord en 1940

Collection Lionel PRACHT

La tourelle de mitrailleuses GF4 Sud du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Armement du fort et cuirassements installés entre 1884 et 1910

Une chambre de tir de la casemate de Bourges sud.

Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande du fossé de gorge vue depuis le saillant 1 en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle mitrailleuses sud en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la casemate de Bourges sud en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la casemate de Bourges Sud en 1940.

Collection Lionel PRACHT

La casemate Pamart Sud installée fin 1916-début 1917.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le passage couvert au bout de la galerie principale dans la rue des remparts en 1940.

Collection Lionel PRACHT

Photos allemandes de l’entrée du fort depuis le fossé de gorge,  de la casemate de Bourges sud et du passage couvert de la galerie principale dans la rue des remparts en 1940

Collection Lionel PRACHT

Détail de l’entrée du fort Cliché VAUBOURG Cédric

La caponnière de gorge.  Cliché VAUBOURG Cédric

La caponnière de gorge.  Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort et la façade du casernement bétonné.

Cliché VAUBOURG Cédric

La caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

L’accès à la caponnière double de gorge.

Cliché VAUBOURG Julie

La caponnière de gorge. Cliché VAUBOURG Cédric

Une chambrée du casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Cédric

La cuisine dans le casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Cédric

Les latrines dans le casernement bétonné.

Cliché VAUBOURG Cédric

Un lavoir dans le casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Cédric

Les travaux de 17 dans la galerie principale.

Cliché VAUBOURG Cédric

La porte blindée de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

La galerie devant les chambrées.

Cliché VAUBOURG Julie

Vestige d’une canalisation d’eau dans le casernement bétonné. Cliché VAUBOURG Julie

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La galerie devant les chambrées.

Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

Une chambrée du casernement de paix.

Cliché VAUBOURG Cédric

Dates de construction

 

Effectif en 1890

· 1881-1883 pour le poste d’infanterie

 

· 112 hommes

Effectif maximum

· 1914 - 86 hommes

· 1916 - 115 hommes

· 1917 - 100 hommes

Armement du fort fin 1915

· Aucune pièce de remparts

· 2 coffres de contre-escarpe et une caponnière armés de 5 canons révolver avec leurs munitions

· 2 casemates de Bourges désarmées sans munition

· 2 tourelles de mitrailleuses armées

Armement du fort en 1917

· Le fort est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 2 coffres de contre-escarpe et une caponnière armés de 5 canons révolver avec leurs munitions

· 2 casemates de Bourges  armées et réapprovisionnées en munitions

· 2 tourelles de mitrailleuses  armées et réapprovisionnées en munitions

· 2 Cloches Pamart à deux créneaux armées d’une mitrailleuse

Garnison normale prévue de l’ouvrage en 1914

 

· Infanterie : 2 officiers et 147 soldats

· Artillerie : 1 sous-officier et 16 soldats

· Auxiliaires des places fortes : 28 hommes

· Génie : 1 sous-officier et 9 sapeurs

· Télégraphie : 2 sapeurs pour le réseau électrique

· COA : 1 homme

· Service médicaux : Aucun

· Gardien de batterie : Aucun

Soit un effectif de 2 officiers et 209 soldats

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

 

· Infanterie : 1 officier et 48 soldats du 165ème  RI

· Artillerie : Aucun

· Génie et services divers : Aucun

Soit un effectif de 49 hommes

Coût des travaux en 1914

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité du magasin à poudre

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· 1 100 000 Fr or

· 82 places couchées et 100 places assises

· Aucun

· Aucun

· Plusieurs magasins à munitions à l’épreuve

Cuisine

Boulangerie

Puits et citernes

 

Pont de l’entrée principale

· 1 cuisinière de marque François Vaillant

· Pas de Boulangerie

· L’eau est stockée dans deux citernes en béton alimentée par une source Rouby

· 1 pont levis à bascule en dessous

Communication liaison optique

 

Communication télégraphe électrique

 

 

 

Eclairage en 1914

· Un appareil de calibre 14 ou de 24 en réserve à la place peut être affecté à l’ouvrage si nécessaire.

· Avec le central à la citadelle de Verdun, le fort de la Chaume et le poste avancé de Froméreville grâce à un appareil microphone système Ader et un morse de campagne modèle 1907

· Lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés

 

1884

1886

1890

1908

1910

Pièces de rempart

du poste puis du fort

Aucune le poste est un ouvrage d’infanterie défendu aux fusils

Aucune pièce de rempart

Cuirassements

et casemates

 

2 casemates de Bourges

2 tourelles de mitrailleuses

1 observatoire cuirassé

2 guérites blindées

Défense des fossés

Les fossés sont défendus aux fusils

5 canons de 12 culasse

Batterie d’artillerie

Sud

Nord

 

Non armée prévue pour 3 pièces de petit calibre

Non armée prévue pour 3 pièces de petit calibre 

 

Désarmée

Désarmée

Nb de pièces

0

0

0

13

13