En août 1914, le fort n’est pas terminé, le béton de la collerette de la deuxième tourelle de 155R n’est pas coulé et la façade du coffre simple n’est pas enduite. Les travaux seront stoppés car le fort doit se mettre en état de défense.

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Le fort de Vacherauville est l’un des derniers forts construits en France avec celui du Vieux Canton à Toul. Il est construit à la place d’une ancienne batterie d’artillerie près du village de Charny sur une colline à 257 mètres d’altitude. Il défend la vallée de la Meuse, la route et la voie ferrée menant à Sedan, et les intervalles entre le fort de Marre et l’ouvrage de Charny.

Modernisations

· 1910 - 1914 Construction d’un fort moderne possédant un casernement bétonné en béton armé, une caponnière de gorge et deux coffres de contres-escarpe. Installation de 4 observatoires cuirassés et de 2 guérites blindées

· 1910 - 1912 Installation d’une tourelle de 75 R05 et d’une tourelle de mitrailleuses qui seront prêtes à tirer le 20 novembre 1912.

· 1911 - 1914 Installation d’une tourelle de 155R07 qui sera prête à tirer le 22 juillet 1914.

· 1912 - 1914 Construction d’une usine électrique équipée de 3 groupes électrogènes à pétrole de 5500 watts qui produit du 110 volt pour l’éclairage et la ventilation des locaux

· 1914 Electrification de la tourelle Galopin de 155R N° 12 en installant un moteur de 5 à 6 HP qui permet de remonter le contrepoids moteur. Les travaux étaient prévus en même temps que le montage de la tourelle, mais nous ignorons s’ils ont été fais à cause de la déclaration de guerre

· 1911 - 1915 Installation d’une deuxième tourelle de 155R07 qui sera prête à tirer le 13 mars 1915.

· 1914 - 1915 Les travaux devaient commencer pour l’installation d’une deuxième tourelle de mitrailleuses au saillant 4 car le projet venait d’être approuvé par le ministre

Programme 1900

 

Projet supplémentaire de 1908

 

 

 

 

Projet complémentaire de 1910

· Aucun projet de modernisation

 

· Construction d’un ouvrage possédant un casernement bétonné et des fossés flanqués par des organes de flanquement

· Installation d’une tourelle de 155R07, d’une tourelle de 75 et d’une tourelle de mitrailleuses

· Installation d’une deuxième tourelle de mitrailleuses et d’une deuxième tourelle de 155R 07

· Construction d’une usine électrique équipée de 5 groupes électrogènes

1913

Zone de Texte: Pièces de rempart
du fort
Zone de Texte: Cuirassements et casemates
Zone de Texte: Défense des fossés
Zone de Texte: Nb de pièces
Zone de Texte: 3

Projet des modernisation

Armement du fort et cuirassements installés entre 1913 et 1915

195 places couchées

· 1910-1914

· 2 400 000 Fr or

 

· Environ 200 hommes

 

· Pas de magasin à poudre

· 1 magasin à l'épreuve

· Pas de boulangerie

· 1 citerne en béton

· 1 pont levis à bascule en dessous

· Aucune

· Avec le central à la citadelle de Verdun, et le poste de Jardin –Fontaine

· Electrique et lampes à pétrole pour l’intérieur du fort, lampes à bougie pour les tourelles et oxyacétyléniques pour les fossés

Dates de construction

Coût des travaux en 1914

 

Effectif

 

Capacité du magasin à poudre

Magasin aux cartouches

Boulangerie

Puits et citernes

Pont de l’entrée principale

Communication liaison optique

Communication télégraphe électrique

Eclairage en 1914

Rectangle à coins arrondis: Le fort ou ouvrage de Vacherauville

Effectif à la mobilisation en 1914 à la première heure

· Infanterie: 1 officier et 81 soldats du 165 ème  RI

· Artillerie: 78 soldats du 5 ème Régiment d’artillerie à pied

· Génie et services divers: 38 auxiliaires de place forte

Soit un effectif de 193 hommes

Aout 1914

Zone de Texte: 4

Mars 1915

Zone de Texte: 11

En 1940, le fort tirera à nouveau sur l’ennemi avant de se rendre sous les honneurs militaires. Puis, il sera complètement ferraillé par les allemands en 1944 sous l’organisation Todd.

Aujourd’hui, le fort est complètement fermé par les sites Lorrains pour assurer la protection des chauves souris.

Etat de l’ouvrage pendant la première guerre mondiale

· Septembre 1914, le fort tire une quarantaine de coups avec sa première tourelle de 155R en direction de Regneville et de Forge.

· 13 mars 1915, la deuxième tourelle de 155 R est réceptionnée et prête à être utilisée.

· Fin 1915, le fort n’a pour ouvert le feu de l’année pour ne pas attirer les tirs de contre-batterie et l’ouvrage est progressivement désarmé de ces pièces d’artillerie et de ces munitions qui sont envoyées sur le front.

· En janvier 1916, il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

· Les 24 et 25 février 1916, le fort ouvre le feu avec ses tourelles sur des troupes allemandes dans le secteur de Samogneux et sur les routes de Beaumont et de Louvemont.

· Fin février 1916, la tourelle de 155R de gauche reçoit un obus de 420 déplaçant un des voussoirs qui vient bloquer la tourelle. Elle ne sera pas réparée avant le 25 avril de la même année à cause des bombardements.

· Le 24 octobre 1916, le fort participe à la contre-offensive.

· Le 16 décembre 1916, le fort participe à l’attaque de la Côte du Poivre où près de 896 obus de 75 et 345 obus de 155 seront tirés.

· Le 3 février 1917, un obus de 420 vient frapper la dalle de béton de l’étage inférieur de la tourelle de 75. Le choc violent détruit le piédroit, tord le balancier d’éclipse et casse  le support de crémaillère nécessitant 15 jours de réparation pour remettre la tourelle en état de fonctionnement.

· Le 6 février 1917, 2 obus de 420 viennent frapper les abords de la tourelle de 155R de droite causant la mort de 16 soldats dans un magasin.

· Le fort ouvrira le feu pendant toute la bataille en tirant près de 2896 obus avec sa tourelle de 75  et 1298 avec ses tourelles de 155 R. En contre partie, il a été dans la ligne de mire de l’artillerie allemande qui le visera par 7930 obus de tout calibre, dont une centaine d’obus de 305 et 110 obus de 420 dont seulement une trentaine de ce type attendra l’ouvrage causant d’importants dégâts. Les superstructures du fort sont bouleversées, certaines galeries sont percées ainsi que le coffre double de contre-escarpe et les collerettes des tourelles sont très endommagées, mais les cuirassements ont résistés et l’équipage du fort s’ai battu héroïquement.

· Mars 1916 - 1918, les issues et les entrées de l’ouvrage se voient équipées de chicanes en maçonnerie ou sac de terre, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades. Un réseau de galeries de 17 d’une longueur de 1165 mètres sera creusé sous l’ouvrage et d’une cloche Pamart à deux créneaux seront installées sur les glacis derrière les coffres de contre-escarpe pour renforcer la défense des abords.

Armement de l’ouvrage fin 1915

· Aucune pièce de rempart

· 2 coffres de contre-escarpe armés par 3 canons revolver avec leurs munitions

· Une caponnière de gorge sans armement

· 2 tourelles de 155R07 armées avec quelques obus

· 1 tourelle de 75R05 armée avec quelques obus

· 1 tourelle de mitrailleuses armée

Armement de l’ouvrage fin 1917

· L’ouvrage est réarmé de mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

· 2 coffres de contre-escarpe armés par 3 canons revolver avec leurs munitions

· Une caponnière de gorge sans armement

· 2 tourelles de 155R07 armées et rapprovisionnées en munitions

· 1 tourelle de 75R05 armée et rapprovisionnée en munitions

· 1 tourelle de mitrailleuses armée et rapprovisionnée en munitions

· 1 Cloche Pamart à deux créneaux armées d’une mitrailleuse

Effectif maximum

· 1914 - 202 hommes

· 1916 - 150 hommes