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L’armée de terre en août 1914 est une structure pyramidale et hiérarchisée en cinq  ensembles de commandement.

Les trois premiers ensembles sont mis sur pied à la déclaration de guerre ou lorsqu'il est nécessaire. Les deux derniers échelons existent de manière permanentes.

 

             - le Grand Quartier Général, c’est l’état-major du généralissime, commandant les armées françaises et autres troupes étrangères sous commandement français suivant le décret ministériel du 28 juillet 1911.

 

             - les groupes d’armées sont des ensembles d'armées liées entre elles pour imposer à l'ennemi des conditions de bataille générale favorables. Le commandement est assuré dès le temps de paix par un officier général issu du « conseil supérieur de la Guerre ».Le groupe d’armées n’est donc qu’un organe de commandement et de décision. Il ne compte pas de troupes combattantes en son sein mais possède des moyens de transmissions pour diriger les échelons subalternes et des services divers. (décret du 28 octobre 1913)

                          - Groupe d'armées du nord créé le 4 octobre 1914,

                          - groupe d’armées Centre,

                          - groupe d’armées Est,

                          - groupe d’armées de réserve ou de rupture,

                          - groupe d’armées des Flandres (sous commandement belge),

                          - « British Expeditionnary Forces » (sous commandement anglais).

 

             - les armées appliquent la stratégie pensée par les échelons supérieurs et dirigent les opérations sur le champ de bataille. L’armée est composée d’un état-major et d’éléments organiques d’armées (E.O.A) regroupant les armes de l’infanterie, de la cavalerie et de l’artillerie et de service. L’armée dépend du groupe d’armées, mais a autorité sur les corps d’armées mis à sa disposition. Elles n’existent pas en temps de paix mais sont prévues par le décret du 28 octobre 1913. Les officiers généraux commandant les armées sont issus du « conseil supérieur de la Guerre ».

En août 1914, le Grand quartier général déclenche le plan XVII, cinq armées (1ère à 5ème) sont créées et mises sur le pied de guerre. Neuf autres armées sont créées au cours du conflit, deux sont dissoutes, leurs numéros repris par d’autres corps.

 

             - les corps d’armées existent en temps de paix sous la forme de régions militaires. La loi du 24 juillet 1873 et du décret ministériel du 06 août 1874 créent dix huit régions militaires et le 28 septembre 1873 est créé en Algérie le 19ème corps d’armée. La loi du 05 décembre 1897 et le décret ministériel du 08 février 1898 créent une 20ème région militaire, mise sur pied dans l’est de la France. Le 22 décembre 1913, 22 régions militaires existent en métropole et le 19éme corps d'armée en Afrique du Nord.

En théorie, chaque corps d’armée est composé d’un état-major de corps, de deux états-majors de divisions d’infanterie. Ces deux unités ont une infanterie de type binaire, à deux brigades de deux régiments d’infanterie chacune. S’y ajoute une brigade à trois régiments d’artillerie de campagne, d’un régiment de cavalerie et les services. Il convient cependant d’y ajouter les unités constituant les dix divisions de cavalerie.

Le corps colonial engerbe les trois divisions d’infanterie coloniales, cependant celles-ci sont réparties entre le gouvernement militaire de Paris, la 10ème région militaire de Rennes et 16ème région militaire de Montpellier. Le corps de cavalerie n’existe pas en temps de paix, il est créé en application du plan de mobilisation appelé « plan XVII », il remplit les mêmes fonctions qu’un corps d’infanterie.

Durant le conflit, en sus des vingt corps d’armées d’infanterie métropolitains, du 19ème corps d’armées d’Algérie, du corps colonial et du corps de cavalerie précédemment cités, sont créés onze corps d’armées, un corps colonial et deux corps de cavalerie. A la fin du conflit, il reste en ligne trente corps d’armées, deux corps coloniaux et deux corps de cavalerie.

 

             - les divisions d’infanterie et divisions de cavalerie ont leur structure basée sur le règlement du service en campagne du 02 décembre 1913. La structure monolithique est basée sur deux brigades à deux régiments d’infanterie et des services prélevés sur le corps d’armées dont il dépend.

En 1914, il existe quarante et une divisions d’infanterie métropolitaines, trois divisions d’infanterie nord-africaines en Algérie et trois divisions d’infanterie coloniale.

 

Le plan XVII : modifications apportées à l'organisation :

 

Dans les corps d'armée mobilisés, la brigade de réserve est supprimée; par contre un régiment de réservistes à 2 bataillons sera affecté à chaque division; la cavalerie est réduite à un régiment.

La composition normale d'un corps d'armée est donc

                                       2 divisions actives comprenant chacune : 2 brigades à 2 régiments de 3 bataillons,

                                                                                                          1 régiment de réservistes à 2 bataillons,

                                                                                                          1 régiment d'artillerie à 9 batteries;

                                       1 artillerie de corps comprenant                  12 batteries;

                                       1 régiment de cavalerie comprenant           6 escadrons dont 2 de réserve.

                                                                

Les 2e, 6e, 7e, 14e, 15e, 20e, 21e corps d'armée et le corps d'armée colonial ont une constitution spéciale.

Les 37e et 38e divisions formées de troupes d'Algérie et Tunisie, la 43e division constituée par les troupes des Alpes sont autonomes .

Au total, les formations actives comprendront 46 divisions. Les grandes unités de réserve seront constituées sur de nouvelles bases.

Les régiments de réserve seront ramenés de 3 à 2 bataillons. Le plan XVII prévoit la constitution de 25 divisions de réserve à 12 bataillons chacune.

Enfin des mesures sont envisagées pour renforcer l'artillerie et les unités cyclistes des divisions de cavalerie dont la loi des cadres fixe le nombre à 10 divisions de 3 brigades. D'une part, on portera de 2 à 3 batteries les groupes d'artillerie des divisions de cavalerie existantes et on dotera pareillement les divisions à créer; d'autre part la loi des cadres de l'infanterie prévoit l'affectation à chaque division de cavalerie d'un groupe cycliste de 300 fusils.

En ce qui concerne l'artillerie lourde, les " Bases du plan XVII " prévoient :

1° Des artilleries d'armée comprenant un total de 26 batteries de 155 court à tir rapide.

2° Une artillerie lourde mobile, organe du groupe d'armées, comptant 15 batteries de 120 long et 6 batteries de mortiers de 220.

Il est d'ailleurs nécessaire d'étudier la réorganisation de notre artillerie lourde, en vue d'utiliser les ressources qui seront fournies par le matériel de 105 long nouvellement adopté et par les canons de 155 court à tir rapide.

L'approvisionnement en munitions d'artillerie est prévu pour le corps d'armée à 470 coups par pièce (batteries et parc), pour le grand parc d'armée à 390 coups par pièce. On cherche à porter cet approvisionnement à 500 coups par pièce au corps d'armée et 500 au parc d'armée, soit 1.000 coups par pièce pour les formations de l'avant; on envisage d'ailleurs un accroissement ultérieur de ce chiffre.

" En 1915, lorsque les approvisionnements en munitions de 75 seront alignés à 1500 coups par pièce, il restera dans les entrepôts de réserve générale, après la constitution des lots des corps d'armée et des armées, un troisième lot de 500 coups par pièce environ."

" En outre, il y a lieu de tenir compte des munitions fabriquées an moment de la mobilisation. Des mesures sont à l'étude dont le résultat serait de porter le rendement la fabrication à 500 coups par pièce à la fin du deuxième mois."

L'accroissement et le perfectionnement du matériel de l'artillerie ne sont pas les seuls envisagés.

Pour le génie, on étudie un modèle de pont plus puissant permettant le passage des automobiles de poids lourd.

Le nombre des postes de campagne de T. S. F. sera porté à 30.

On prévoit enfin que le service aéronautique comprendra, au printemps de 1914, 13 dirigeables et 21 escadrilles de 6 avions chacune.

On ne prévoit pas de modification importante à la mobilisation.

Les unités seront prêtes à embarquer :

Du 4e au 9e jour pour les corps d'armée normaux;

Du 9e au 12e jour pour les divisions de réserve (Du 5e au 10e jour pour les 2 D.R. du camp retranché de Paris);

Du 5e au 15e jour pour les divisions territoriales;

Le 3e jour à 18 heures pour les divisions de cavalerie.

Les corps d'armée de couverture mobilisent en deux échelons prêts à être enlevés : les premiers de la 3e à la 8e heure, les deuxièmes du 2e au 8e jour.

Les 2e, 5e et 8e corps d'armée destinés à fournir les renforts de couverture tiennent 1 division prête à embarquer le 4e jour.

La mobilisation des places du Nord-Est se termine le 7e jour au matin, ainsi que celle des divisions de réserve affectées à leur défense.

Envisageant ensuite la répartition générale des forces, et considérant que nos armées auraient vraisemblablement à agir sur deux théâtres d'opérations distincts, région du Nord-Est et frontière des Alpes, les " Bases du plan XVII " s'expriment ainsi :

" Il importe que les forces employées sur le théâtre d'opérations du Nord-Est comprennent la presque totalité des forces actives, seules capables de manœuvrer avec la précision et la vigueur nécessaires pour aboutir à un résultat décisif. "

" Les formations de deuxième ligne qui ne seront pas affectées à la défense des autres parties du territoire devront également être mises à la disposition du commandant en chef du groupe d'armées du Nord-Est. Sur le théâtre principal, elles seront utilisées à des missions ne nécessitant pas le degré de cohésion qui caractérise les formations actives et, par exemple, à l'occupation de positions, à des investissements, à la défense des régions couvertes ou coupées, etc. Les missions de cette nature y sont d'ailleurs assez fréquentes et assez importantes pour qu'il soit intéressant de réduire au minimum les formations de deuxième ligne, immobilisées sur les frontières secondaires. "

Sur la frontière du Sud-Est " des forces françaises numériquement très inférieures, s'appuyant sur les places qui barrent toutes les routes carrossables, seront en état, le cas échéant, sinon d'arrêter indéfiniment l'invasion, tout au moins de contraindre les corps italiens à n'avancer qu'avec une extrême circonspection. Par suite de la lenteur de la mobilisation de nos adversaires, cette mission, d'ordre essentiellement défensif, n'exigera pas le développement de sérieux efforts avant la fin du premier mois.

Organisation générale de l'armée en 1914