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Pendant l’entre-deux guerre, en 1939, une partie de la façade du casernement de paix sera restaurée, mais les travaux ne seront pas terminés à la déclaration de Guerre.

Pendant la seconde guerre, le fort sera complètement ferraillé sous l’organisation Todd. Quelques combats auront lieu au fort lors de la libération de Belfort fin 1944 puis le fort sera utilisé par l’armée française comme dépôt de munitions.

Aujourd’hui, ce fort est en bon état, il appartient toujours à l’armée et son accès est interdit.

Le fort du Bois d’Oye est un fort à cavalier ou batterie haute qui est construit au sud de la place de Belfort à  420 mètres d’altitude. Sa mission est de prêter appui au fort Lachaux pour surveiller la vallée de la Savoureuse, la route qui mène à Montbéliard et le nord de la trouée de Belfort. Il assure la défense des intervalles entre les forts du Vézélois, de Lachaux et du Mont-Vaudois et il se défend mutuellement avec ces derniers. Il interdit l’accès à une armée ennemie au plateau Dorans-Botans.

L’armement du fort à la veille de la Grande guerre

 

Pièces de rempart du fort

7 canons de 90 sur affût de campagne (en réserve) approvisionnés à 600 coups/pièce.

1 section de 2 mitrailleuses de rempart modèle 1907 approvisionnée de 46200 cartouches.

 

Cuirassements et casemates

1 tourelle de 75R 05 armée de 2 canons de 75  approvisionnée à 2000 coups/pièce.

 Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange.

1 tourelle Galopin de 155R 07 armée d’1 canon de 155R approvisionnée à 2000 coups.

Elle possède un observatoire cuirassé et un tube de rechange.

1 casemate de Bourges armée de 2 pièces de 75 sur affût de casemate  approvisionnées à 500 coups/pièce. Elle possède un tube de rechange et un observatoire cuirassé.

3 tourelles de mitrailleuses GF4 armées chacune de 2 mitrailleuses Hotchkiss approvisionnées de 57600 cartouches. Elle possède chacune une mitrailleuses de rechange

1 observatoire cuirassé de commandement

1 observatoire cuirassé pour la batterie cuirassée de deux tourelle de 155C à l’extérieur de l’ouvrage ( non construite )

 4 guérites blindées de rempart

 

Défense des fossés

3 coffres simples de contrescarpe armés chacun d’1 canon révolver approvisionné à 1800 coups et d’1 canon de 12 culasse approvisionné à 150 coups.

1 coffre double de contrescarpe armé de 2 canons révolver approvisionnés à 1800 coups/pièce et de 2 canons de 12 culasse approvisionnés à 150 coups/pièce.

1 coffre d’escarpe de gorge à l’épreuve armé d’un canon révolver

approvisionnés à 1800 coups.

 

Total 31 pièces d’artillerie

 

Les différents éléments extérieurs à proximité du fort en 1914

 

Batteries d’artillerie

Batteries armées

Batterie d’artillerie N°1 armée de 4 canons de 155 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°3 armée de 4 canons de 155 C

Batterie d’artillerie N°11 armée de 4 canons de 120 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°4 armée de 4 canons de 155 Long sur affût SP

Batteries construites non armées

Batterie d’artillerie N°6 armement prévu 4 canons de 95

Batterie d’artillerie N°9 armement prévu 4 canons de 120 Long sur affût SP

Batteries non construites de mobilisation

Batterie d’artillerie N°12 prévue pour 4 canons de 155 C

Batterie d’artillerie N°3 prévue pour 4 canons de 155 C

Batterie d’artillerie N°6 prévue pour 4 canons de 120 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°13 prévue pour 4 canons de 120 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°7 prévue pour 4 canons de 155 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°8 prévue pour 4 canons de 120 Long sur affût SP

Batterie d’artillerie N°10 prévue pour 4 canons de 95 Long sur affût SP

 

Ouvrages d’infanterie

Retranchement ouest à proximité de la batterie N°4, il possède 36 mètres de masques blindés

Retranchement en arrière des batteries n°4 et n°11, il mesure 300 mètres de long et est protégé par un réseau de fils de fer

Retranchement Sud, il possède 36 mètres de masques blindés

Retranchement Est N°1, il mesure 540 mètres de long dont 72 mètres de masques blindés  et enveloppe les batteries N°2 et 3 et l’ancienne batterie N°5. Il est protégé par un réseau de fils de fer de 250 mètres de long dont 36 mètres de masques blindés. Il relie l’ancienne batterie B au saillant 3 du fort.

Retranchement de la Feuillé des Lots, il se compose de 3 tranchées de sections renforcées

Retranchement du Bois le Grands Champs, il se compose d’une tranchée de section

3 retranchements d’infanterie dont l’un possède 36 mètres de masques blindés

Ouvrage de la Verpillère est un ouvrage terrassé construit de 1890 à 1891 qui sera modernisé après 1906 avec la construction de plusieurs abris à l’épreuve de la mitraille d’une capacité total de 88 places couchées sur le sol

 

Abris de combat et abris cavernes

Abri caverne de Dorans construit en 1888 d’une capacité de 236 places couchées

Abris de combat ouest et Est du Bois d’Oye en cours de construction leur capacité prévu par abri était de 68 places couchées et 60 places assises

 

Dépôts intermédiaires

1 dépôt intermédiaire en arrière de la batterie n°1, cet abri est vide en 1914 car il est isolé.

1 dépôt intermédiaire au nord-est du fort, sa capacité est de 570 obus de 155

1 dépôt intermédiaire près de la batterie n°4, il est occupé en 1914 par l’entrepreneur des travaux du fort, sa capacité est de 500 obus de 155 et 200 obus de 120.

4 dépôts intermédiaires près de Buc pour les batteries n°6, n°1 bis et n°5. Ils possèdent une capacité de 570 obus de 155 mais ils ne sont pas utilisés en 1914 car ils sont isolés

 

Magasins de secteur

Magasin de secteur de Dorans est placé en arrière du fort du Bois d’Oye à côté de l’abri caverne du même nom, sa capacité est de 38 tonnes de poudre noire

Projets de modernisation

 

Programme 1900

Coût des travaux 1 563 000 Fr or

· Construction d’une caserne à l’épreuve de 200 places, remplacement des caponnières par un coffre double et deux coffres simples de contrescarpe et renforcement du magasin aux cartouches.

· Installation d’un observatoire cuirassé,  de trois tourelles de mitrailleuses et d’une tourelle Galopin double modèle 1890.

· Réorganisation des parapets et construction de deux casemates de Bourges armées de 2 canons de 95.

 

Cuirassements supplémentaires rajoutés en 1908 au projet de 1900

· Installation d’un observatoire cuirassé et remplacement d’une casemate de Bourges par une tourelle de 75 R 05

· Remplacement de la tourelle Galopin double modèle 1890 par une tourelle de 155 R 07

· Construction d’une batterie cuirassée de deux tourelles de 155 C à l’extérieur de l’ouvrage, le montage était prévu de 1914 à 1916.

 

Modernisations

 

· 1890-1895 Construction d’un abri caverne à l’extérieur du fort appelé abri de Dorans, sa capacité est de 247 places

· 1908-1909 Remplacement des trois caponnières par un coffre double et trois coffres simples de contrescarpe.

· 1909-1913 Construction d’un casernement bétonné de 540 places, de communications intérieures qui relient toutes les parties à l’épreuve et d’une casemate de Bourges qui flanque vers le fort du Mont Vaudois.

· 1910-1911 Installation d’une tourelle de 75 R 05, de trois observatoires cuirassés et d’une tourelle de 155 R 07

· 1912-1913 Installation de trois tourelles de mitrailleuses qui étaient prêtes à tirer le 6 février 1913

· 1913-1914 Connexion au réseau électrique et installation de l’éclairage, de la ventilation électrique pour les parties bétonnées et d’une usine électrique équipée de deux moteurs et deux dynamos.

· 1913-1914 Début des travaux de la batterie cuirassée de deux tourelles de 155 C , les travaux seront stoppés à la déclaration de guerre

· mai à juin à 1914 installation de l’éclairage électrique dans les parties mobile de la tourelle de 75R05

Armement du fort et cuirassements installés entre 1886 et 1912

En 1914, le fort du bois d’Oye est un ouvrage très moderne et très puissant de premières lignes qui possède un casernement et des magasins à munitions à l’épreuve. Son armement principal est placé sous casemate bétonnée et sous tourelles cuirassées.

Equipement du fort en 1914

La boulangerie dans le casernement bétonné.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de la cour et du casernement de paix en 1940

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle de 75 du fort en 1940

Collection Lionel PRACHT

Un passage couvert menant aux traverses abris au dessus du casernement du temps de paix.

Cliché VAUBOURG Cédric

Photo allemande de l’entrée du Bois d’Oye en 1940. Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle Galopin de 155R07.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’intérieur de la casemate de Bourges qui flanque vers le fort du Mont-Vaudois.

Cliché VAUBOURG Cédric

Etat du fort pendant la première guerre mondiale

 

1914-1917 Un observatoire bétonné est aménagé dans le puits de lumière d’une traverse-abri

Fin 1915, désarmement progressif du fort pour envoyer les pièces pouvant aller sur le front.

En mars 1916 , il reste assez de poudre noire dans les magasins pour prévoir une éventuelle destruction de l’ouvrage en cas d’approche de l’ennemi.

En 1917, le fort est réarmé suite à la bataille de Verdun et les issues et les entrées du fort se voient équipées de chicanes montées avec des sacs de terre et des rondins en bois, armées de mitrailleuses et de goulottes lance grenades.

Le fort du Bois d’Oye ou fort Eblé

Un lavoir dans le casernement bétonné près des latrines.

 Cliché VAUBOURG Cédric

Deux photos allemandes de la cour et une photo des dessus du fort près d’une tourelle de mitrailleuses en 1940

Collection Lionel PRACHT

Photo allemande de la tourelle de 75 du fort en 1940

Collection Lionel PRACHT

Un observatoire bétonné aménagé pendant la Grande Guerre.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort depuis le fossé. Cliché VAUBOURG Cédric

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur la grille défensive qui protège le pont.

Cliché VAUBOURG Julie

La galerie de l’entrée ayant gardé un morceau de voie de 60.

 Cliché VAUBOURG Julie

L’entrée du fort. Cliché VAUBOURG Julie

Vue sur l’entrée depuis l’entrée de guerre.

Cliché VAUBOURG Julie

L’escalier menant sous le pont levis.

Cliché VAUBOURG Julie

Le casernement des officiers de gorge.

Cliché VAUBOURG Cédric

Le casernement des officiers de gorge.  Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie principale de l’entrée. Cliché VAUBOURG Cédric

La galerie sous le pont-levis. Cliché VAUBOURG Cédric

Accès sous le pont levis.

Cliché VAUBOURG Julie

L’arrière des chambrées du casernement des officiers. Cliché VAUBOURG Julie

La galerie de l’entrée. Cliché VAUBOURG Julie

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La galerie de l’entrée.  Cliché VAUBOURG Julie

Rectangle à coins arrondis: Suite des photos

La sortie de la galerie principale dans la cour.

Cliché VAUBOURG Julie

Photo aérienne allemande du fort le 5 décembre 1917

Collection Lionel PRACHT

 

1886

1903

1906

1907

1912

Pièces de rempart

du fort

17 canons de 155L

5 canons de 120L

2 mortiers de 220

2 mortiers de 32

2 mortiers de 27

6 canons de 120L

10 canons de 90

2 mortiers de 27

8 canons de 90

2 mortiers de 27

3 canons de 90 (en réserve)

2 mortiers de 27

Cuirassements et casemates

 

3 tourelles de mitrailleuses

1 tourelle de 75 R 05

1 casemate de Bourges

4 observatoires cuirassés

1 tourelle de 155 R 07

5 guérites blindées

Défense des fossés

6 canons révolver

4 canons de 7

6 canons révolver

4 canons de 12 culasse 

6 canons révolver

5 canons de 12 culasse

Nb de pièces

38

28

28

20

27

Dates de construction

 

Effectif 684 hommes

· 11 juillet 1883 - 31 décembre 1887

 

· 17 officiers,

· 32 sous-officiers et 624 soldats

· 1 infirmerie pour 27 malades

Armement du fort fin 1915

· 1 tourelle de 155R 07 armée de 100 obus explosifs

· 1 tourelle de 75R 05 armée sans munition

· 3 tourelles de mitrailleuses armées chacune de 10 080 balles

· 1 casemate de Bourges désarmée sans munition.

· 5 coffres de contre-escarpe et d’escarpe armés de 6 canons révolver approvisionnés de 1300 coups/pièce et 5 canons de 12 culasse approvisionné à 150 coups/pièce

 

Armement du fort fin 1917

· 1 tourelle de 155R 07 armée de 1600 obus explosifs et 400 obus à balles

· 1 tourelle de 75R 05 armée de 2400 obus explosifs et 1600 obus à balles

· 3 tourelles de mitrailleuses armées chacune de 57600 balles

· 1 casemate de Bourges réarmée de ses 2 pièces et approvisionnées de 2400 obus explosifs et 1600 obus à balles

· 5 coffres de contre-escarpe et d’escarpe armés de 6 canons révolver approvisionnés de 1300 coups/pièce et 5 canons de 12 culasse approvisionné à 150 coups/pièce. On y installe 6 mitrailleuses de flanquement sur des supports fixés au mur. Elles servent à remplacer une défaillance du canon révolver

· Quelques mitrailleuses et fusils mitrailleurs pour la défense rapprochée

Capacité du casernement à l’épreuve

Capacité des casernement en maçonnerie

Capacité des deux magasins à poudre

 

Capacité du magasin aux cartouches

 

 

· 143 places assises et 443 places couchées

· 598 places couchées

· 160 tonnes de poudre noire à la construction du fort. Le magasin du côté droit de 80 tonnes sera démonté en 1908 pour laisser place au casernement bétonné

· 1 magasin aux cartouches à la construction du fort

Cuisine

Boulangerie

 

 

 

 

Puits et citernes

 

 

 

 

Pont de l’entrée principale

· 3 à 4 cuisinières de marque François Vaillant

· 2 fours Lamoureux de 250 rations dans le casernement de paix

· 2 fours Lespinasse de 250 rations dans le casernement bétonné 

· 2 puits Est et ouest d’un débit de 300 litres par jour alimentant trois citernes en maçonnerie de 336.7m³, 310.5m³ et 156.4m³

· 1 citerne en béton à l’épreuve de 320 m³

 

· 1 pont levis à bascule en dessous pour l’entrée du temps de paix

· 1 pont à effacement latéral à l’entrée de guerre

Communication liaison optique

 

 

 

 

Communication télégraphe électrique

 

 

Eclairage en 1914

· A prévoir à la mobilisation un ou deux appareils d’un calibre 14 fonctionnant avec une lampe à pétrole pour communiquer avec le fort du Mont-Vaudois à 7 km et le fort Lachaux à 6,4 km. Ces appareils sont stockés en temps de paix dans le magasin de l’Hôtel du Gouverneur bâtiment 84.

· Avec les ouvrages de la Verpillère et des Esserts et le central militaire au Château grâce à un téléphone Ader et une boite de forteresse

· Electrique et lampes à pétrole ou à bougies pour l’intérieur du fort, électrique ou lampes à bougies pour les tourelles

· 6 appareils oxyacétyléniques pour les fossés.

· 1 projecteur oxyacétylénique de campagne de 35 pour les abords.