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Les observatoires cuirassés sont les yeux du fort, ils sont inventés en 1894 pour mettre à l’abri des obus ou des balles les soldats qui observent les lignes ennemies pour diriger les tirs des tourelles. (Seule la tourelle de mitrailleuses n’a pas besoin d’observatoire pour diriger ses tirs.) Ces observatoires sont placés au sommet des ouvrages ou sur les parapets de manière à ce qu’il aient la meilleure vue. L’observatoire cuirassé se compose d’une cloche en acier de 7,5 tonnes de 25 cm d’épaisseur et de 2 mètres de haut. Elle possède 3 créneaux qui permettent à l’observateur d’avoir un angle de tir de 240° maximum. Cette dernière est encrée au ¾ dans une colonne de béton de 1,50m d’épaisseur. L’accès à l’observatoire ou à la cloche s’effectue dans la majorité des cas depuis l’intérieur du fort grâce à une échelle verticale. En haut de cette échelle, on y trouve le plancher de l’observatoire qui est réglable en hauteur, ce qui permet l’aménagement intérieur en fonction de la taille de l’observateur. Ce plancher peut aussi descendre grâce à des cordes jusqu’en bas de l’échelle pour évacuer un blessé ou un tué. Une fois dans la cloche l’observateur peut s’asseoir sur un siège en bois pour effectuer son travail. Il peut communiquer avec le poste de commandement ou la tourelle grâce à des tubes acoustiques.
Avec quels instruments les observateurs observaient la ligne de défense depuis un observatoire cuirassé :
· Un goniomètre de siège que l’on place sur un des trois support en bronze sous un créneaux. Il sert à déterminer les coordonnés de tir. · Un panorama ou une carte au 1/20000 ème. Ils sont utilisés pour déterminer les différentes cibles en fonction des points remarquables du terrain. · Une lampe pour utiliser le goniomètre de nuit. · Un tableau de renseignements donnant les azimuts et les points remarquables.
Il existe deux modèles d’observatoire, le premier mesure 80 cm de diamètre, c’est le modèle le plus répandu et le second est fabriqué à partir de 1912. Il mesure 1 mètre de diamètre, ce qui permet à l’observateur d’avoir plus de place pour se servir de ses instruments. Dans les forts possédant des tourelles de projecteurs, certains observatoires cuirassés recevront un boitier électrique permettant de commander à distance la rotation de cette dernière. En 1914, près de 200 exemplaires d’un coût total de 12 000 Fr or pièce seront commandés, 178 seront fabriqués et 175 seront installés à la déclaration de guerre. Les trois derniers exemplaires fabriqués seront installés dans des ouvrage de la place de Verdun entre 1916 et 1917. Dans la majorité des cas, ces observatoires résisteront aux bombardements, mais ils ne sont pas pratiques car ils sont peut spacieux et les créneaux s’obstruent facilement lors des bombardements. |
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