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Dès le début de la bataille de Verdun en avril 1916, la fortification permanente de la place va jouer un rôle très important malgré qu’elle soit complètement déclassée par le décret du 5 août 1915. Dans les ouvrages bombardés, la maçonnerie ne résiste pas au déluge de feu et le béton réussit à percer ou à fissurer par des obus de très gros calibres. De plus, la vie à l’intérieur des ouvrages est impossible à cause des vibrations dus aux bombardements et des gaz qui pénètrent dans les galeries. Malgré ces conditions difficiles, une grande majorité des forts va tenir ou résister. Même si ces ouvrages peuvent se battre jusqu’au dernier moment, ils ne possèdent pas d’issue de secours qui permettent de les ravitailler ou de les évacuer dans le cas où il seraient encerclés.
A partir d’avril 1916, d’importants travaux dits de 17 dirigés par le Service des Forts sont effectués pour améliorer les ouvrages des 4 places de l’Est. Mais seuls, la place de Verdun et le rideau défensif des Hauts de Meuse recevront d’importants travaux comme les galeries dites de 17, qui sont creusées à une dizaines de mètres sous les ouvrages. Elles permettent d’abriter les soldats et de relier toutes les parties importantes comme les casernements aux différents blocs de combats. Ces galeries possèdent aussi une issue de secours qui permet le ravitaillement, l’évacuation du fort des blessés si l’ennemi encerclerait l’ouvrage ou si les chemins d’accès sont trop chamboulés par les bombardements. Ces galeries, creusées dans la roche, sont renforcées grâce à des poutres en bois ou par des renforcements en béton. Elles sont équipées de wagonnets qui circulent sur une petite voie ferrée de 40cm de large pour faciliter le transport de matériel et de munitions. Pour éviter l’entrée des gaz asphyxiants, on pressurise ces galeries à l’aide de ventilateurs électriques qui envoient de l’air dans des caisses Leclerc en bois filtrant l’air extérieur. Ces travaux de construction de galeries sont d’importants chantiers peu visibles aux yeux de l’ennemi, ils permettent l’installation de nouveaux blocs de combats souvent extérieurs aux ouvrages comme des blockhaus en béton ou des casemates Pamart. |
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Un ventilateur prêt d’une caisse Leclerc dans une galerie de 17 du fort de Tavannes. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les vestiges d’une caisse Leclerc au fort de Tavannes. Cliché VAUBOURG Cédric |