A partir de 1844, on développe progressivement la télégraphie électrique qui commencera à être installée dès 1874 dans les nouveaux ouvrages construits du système Séré de Rivières. Mais, dans les forts les plus exposés ou dans les forts isolés, cette communication peut être interceptée ou coupée en cas d’encerclement de l’ouvrage.

Pour pallier à ce problème, on équipe les forts de 2 moyens de communications supplémentaires qui sont le pigeon voyageur et la télégraphie optique. 

Le pigeon voyageur est moins sensible aux aléas climatiques, mais le message qu’il transporte peut être intercepté en cas de capture ou d’abattage du pigeon, tandis que la télégraphie optique ne pouvant pas fonctionner par mauvais temps est non visible aux yeux de l’ennemi tant qu’il n’a pas réussit à prendre position de l’emplacement récepteur.

 

Ce moyen de communication permet de communiquer à une vitesse de 70 mots en 20 minutes sur de grandes distances, avec une grande partie des ouvrages, depuis des postes fixes appelés postes optiques. Ces postes sont des pièces voutées en maçonnerie dont l’accès est réservé aux télégraphistes, ils sont équipés d’un appareil de forteresse, d’une ou de plusieurs gaines de transition placées dans une direction précise vers le lieu où l’on souhaite communiquer. Ils possèdent aussi un héliostat mécanique placé au dessus du poste, qui renvoie la lumière du soleil dans un petit puits de lumière vers l’appareil. Mais, en cas d’absence de lumière naturelle, l’appareil optique peut fonctionner grâce à une lampe à pétrole ou à acétylène.

L’appareil de télégraphie du poste optique extérieur du fort du Salbert avant 1914. Coll. Antoine Brolli

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En 1914, il existe 2 types de poste optique, les postes à l’intérieur d’un ouvrage et les postes extérieurs qui sont souvent des petits baraquements adaptés qui assurent la liaison entre deux ouvrages où la communication ne pouvait pas ce faire à cause du relief du secteur. Dans les forts modernisés, certains postes optiques seront renforcés pour les rendre à l’épreuve des nouveaux obus.

Les ouvrages ne possédant pas de poste optique étaient très souvent équipés d’appareils mobiles de 10 cm de campagne permettant de communiquer avec les forts voisins depuis les dessus de l’ouvrage.

Reconstitution d’un appareil optique au fort du Parmont.

Cliché VAUBOURG Julie

Liaison optique et poste optique

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Carte du réseau de télégraphie optique depuis la place d’Epinal en 1914. dessin VAUBOURG Cédric

Rectangle à coins arrondis: Haut de page

L’intérieur du poste optique du fort de Génicourt Verdun.

Cliché VAUBOURG Cédric

L’intérieur du poste optique du fort de Gironville.

Cliché VAUBOURG Cédric

Modèle et calibre

des appareils de forteresse

Poids

Portée maximum

avec une lampe à pétrole

Appareil à lentilles Ø 30 cm

59 kg

40 à 50 km

Appareil à lentilles Ø 40 cm

104 kg

50 à 70 km

Appareil à lentilles mobile ou fixe Ø 50 cm

 

50 à 70 km

Appareil à lentilles mobile ou fixe Ø 60 cm

268 kg

60 à 80 km

Appareil à miroirs télescopique Ø 35 cm

Env.  60 kg

50 km

Appareil à miroirs  télescopique Ø 45 cm

Env. 100 kg

70 km

Appareil à miroirs télescopique Ø 60 cm

Env. 270 kg

80 km