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Le bataille de Verdun va montrer l’importance de la fortification permanente, mais ces ouvrages qui sont visés en permanence par l’artillerie ennemie contre-attaque dans des situations très difficiles avec le risque qu’un obus ennemi vienne percer l’épaisse couche de béton qui protègent nos soldats. Dès le mois de mars 1916, quand cela est possible, les forts sont réapprovisionnés, et d’importants travaux dits de 17 sont effectués jusqu’à la fin de la guerre par le service des Forts sur les ouvrages de la frontière du Nord Est. Mais, seuls la place de Verdun et le rideau défensif des Haut de Meuse seront vraiment concernés par le gros des travaux.
Ces travaux consistent à: · Réarmer les ouvrages en mitrailleuses ou fusils mitrailleurs et leurs casemates de Bourges avec leur armement d’origine. · Réapprovisionner les ouvrages avec une garnison pouvant les défendre avec le matériel et les munitions dont elle a besoin. · Construire des galeries dites de 17 pour abriter les soldats des bombardements et pour réapprovisionner les ouvrages dans le cas où il seraient encerclés par l’ennemi. · Installer des chicanes en sacs de terre ou en maçonnerie à chaque issues. Elles sont équipées de créneaux pour mitrailleuses et de goulottes lance grenades pour empêcher l’ennemi de rentrer dans les galeries dans le cas où il réussirait à investir les dessus de l’ouvrage. · Compléter l’armement des casemates de flanquement des fossés avec des mitrailleuses ou des canons de 37. · Installer des nouveaux moyens de défense à l’extérieur des ouvrages reliés au réseau de galeries de 17, comme les casemates Pamart ou les blockhaus de combats. · Aménager des nouveaux postes d’observation en construisant des observatoires bétonnés ou en installant des observatoires cuirassés en stock depuis le début de la guerre.
Ces importants travaux sont très souvent effectués à l’abri du regard de l’ennemi dans des secteurs parfois très chamboulés par les combats.
L’aménagement des travaux dits de 17 suite à la bataille de Verdun dans les places du nord Est
· Réarmement et réapprovisionnement de la totalité des ouvrages avec des mitrailleuses ou des fusils mitrailleurs. · Réarmement des casemates de Bourges avec les pièces d’origines et installation de canon de 37 dans les casemates de flanquement des fossés dans certains ouvrages de la place de Verdun. · Mise en place dans la majorité des ouvrages de chicanes, de galeries dites de 17 et d’observatoire bétonnés. · Installation dans certains ouvrages de blockhaus bétonnés ou de cloches Pamart pour la défense rapprochée. · Installation d’observatoires cuirassés dans certains ouvrages . · Construction de nouvelles batteries d’artillerie et réarmement avec quelques pièces de certaines batteries d’artillerie de la place de Verdun.
· Les casemates de Bourges des ouvrages sont réarmées et les forts sont réapprovisionnés en munitions, en vivres et en effectifs. · Réarmement des ouvrages avec des mitrailleuses et des fusils mitrailleurs · Installation de chicanes en sacs de terre et des mitrailleuses sur des supports dans les casemates de flanquement des fossés · Construction de nouvelles batteries d’artillerie et réarmement avec quelques pièces de certaines batteries d’artillerie de la place · Construction d’observatoires bétonnés sur certains ouvrages
· Les casemates de Bourges des ouvrages sont réarmées parfois avec des pièces de 75 sur affûts de campagne sur des lisoirs en bois. Les forts sont réapprovisionnés en munitions, en vivres et en effectifs. · Réarmement des ouvrages avec des mitrailleuses et des fusils mitrailleurs · Installation de chicanes en sacs de terre sur les issues des ouvrages et des mitrailleuses sur des supports dans les casemates de flanquement des fossés en complément des pièces de flanquement · Désarmement des caponnières du secteur sud-ouest de la place (Girancourt-Bambois). Les pièces de flanquement sont retirées pour être utilisées dans d’autres secteurs de la place, elles sont remplacées dans ces caponnières par des mitrailleuses sur des supports. · Construction de nouvelles batteries d’artillerie et réarmement avec quelques pièces des batteries d’artillerie de la rive droite de la Moselle.
· Les casemates de Bourges des ouvrages sont réarmées et les forts sont réapprovisionnés en munitions, en vivres et en effectifs. · Certains forts comme celui de Roppe ou du Lomont gardent une petite partie de leurs pièces d’artillerie à ciel ouvert pendant toute la guerre. · Réarmement des ouvrages avec des mitrailleuses et des fusils mitrailleurs · Des galeries de 17 sont creusées aux forts de Roppe, Bessoncourt et à l’ouvrage de Fougerais · Début des travaux non terminés pour l’installation de 3 cloches Pamart au fort de Bessoncourt. · Installation de chicanes en sacs de terre sur les issues des ouvrages et des mitrailleuses sur des supports dans les casemates de flanquement des fossés en complément des pièces de flanquement. · Construction de nouvelles batteries d’artillerie et réarmement avec quelques pièces de certaines batteries de la place. · Construction d’observatoires bétonnés sur certains ouvrages. |
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Une chicane sur une sortie d’infanterie de l’ouvrage de Chana à Verdun. Cliché VAUBOURG Julie |
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Une chicane sur une sortie d’infanterie du fort du Rozelier à Verdun . Cliché VAUBOURG Cédric |
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L’emplacement d’un canon de 37 au fort de Landrecourt à Verdun sur le support en béton à gauche de la photo. Cliché VAUBOURG Cédric |
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Un lissoir en bois pour un canon de campagne dans la casemate de bourges du fort de Longchamp à Epinal . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Les restes d’un support de mitrailleuse qui complète l’armement de flanquement de la batterie sud du fort de Villey le Sec à Toul . Cliché VAUBOURG Cédric |
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Le réseau de galeries de 17 au fort de Tavannes à Verdun. Cliché VAUBOURG Cédric |